Une soirée sans électricité

Une soirée sans électricité - Samuel Thériault

Nous étions en train de regarder une partie de hockey, quand tout à coup, les lumières et la télévision se sont éteints d’un trait. On s’est regardés, et on a tout de suite compris : une panne de courant est survenue. J’ai ouvert la porte du balcon, j’ai tiré le rideau exterieur balcon, et j’ai regardé les autres maisons aux alentours. Personne ne semblait avoir d’électricité chez eux, alors au moins, nous n’étions pas les seuls. C’est autant un soulagement qu’une déception, car cela veut dire qu’on doit attendre l’arrivée d’un responsable d’Hydro-Québec, pour venir s’occuper du problème.

J’ai laissé sortir un soupir, long, fort et marquant bien mon impatience. J’ai décidé de laisser le rideau ouvert pour laisser entrer le peu de clarté créée par la lune qui, heureusement, est pleine et complètement découverte, pas un nuage en vue. J’avais besoin de ce peu de lumière pour éclairer mon chemin jusqu’au tiroir des chandelles. J’ai trouvé ce dont j’avais besoin sans trop de problèmes : les chandelles, les portes-chandelles, le briquet et des assiettes d’aluminium pour éviter que la cire coule sur un meuble ou sur le comptoir et les tâche. J’ai allumé le briquet et je me suis occupé des mèches. J’ai placé le tout un peu partout dans notre petit logement, sans oublier la salle de bains.

Vu que nous ne pouvions plus regarder la télévision, nous avons décidé de sortir une boîte couverte de poussière de la tablette de la garde-robe. Notre bon vieux jeu de Risk n’était pas été sorti de là depuis déjà plusieurs années, et quand nous l’avons sorti, nous nous sommes rappelé des bons moments passés ensemble à jouer les deux ou avec des amis et de la famille. Combien d’heures de plaisir avons-nous créées avec cette boîte simple, mais qui permet aux gens de connecter entre eux ? Sommes-nous maintenant trop attachés à notre mode de vie électronique ? Peut-être que c’est le cas.

Il faut dire que c’est grâce à cette technologie que nous avons réussi à appeler des amis pour venir nous rejoindre. Nous avons sorti quelques chandelles supplémentaires pour que la table de cuisine soit bien éclairée, et nous avons sélectionné notre meilleur champagne pour la visite qui s’en venait. Il n’y avait aucune raison de célébrer, mais qui a besoin d’une occasion spéciale pour déguster un bon breuvage avec des personnes chères ?

Bien, il faut dire que ce fut une soirée inoubliable. Nous nous sommes promis de répéter cette expérience au moins une fois par mois, et sûrement, dans la mesure du possible, plus souvent que ça.