Les banques, et les files d’attente

Les banques, et les files d’attente - Samuel Thériault

Il fut un moment où mon portefeuille souffrait, c'est-à-dire que je manquais de liquidité dans mes poches. J’ai demandé de l’aide financière à mon père. À ma grande surprise, sa réponse était rapide et satisfaisante, malgré quelques conseils pour que je puisse trouver un travail solide, vu que j’approchais déjà la trentaine. Ainsi, je devais aller chercher l’argent à la banque, puisque l’aide financière ne pouvait être faire par virement bancaire. Une fois arrivé à la banque, je me trouvais dans une file d’attente qui était un peu trop longue. Je ne pouvais qu’attendre mon tour. Après 1 heures de patiente, il ne restait que trois personnes avant que la caissière me fasse signe d’avancer vers elle. Les clients qui étaient devant moi allaient faire des dépôts. Ainsi, je me disais qu’il fallait encore que j’attende un certain moment pour être servi. Plus le client devant moi sortait des liasses de billets, plus j’étais stressé, puisque je sentais des fourmis dans mes jambes, et l’impatiente commençait à me monter à la tête. D’autant plus que, le client qui me précédait, posait des tonnes de questions à la caissière. Cela m’énervait au plus haut point. L’un des agents de sécurité de la banque me demanda de passer dans le bureau d’un autre employé, qui était derrière un comptoir. En arrivant là, il me demandait ce qu’il pouvait faire pour m’aider. J’ai répondu que j’étais là pour faire un retrait d’argent. Ainsi, il se présentait comme un conseiller financier, et il affirmait pouvoir me donner des conseils sur la gestion de mon argent, et la réalisation de mes projets. Mais avant, il me disait qu’il pouvait intervenir pour mon retrait, sans avoir à retourner dans la file d’attente. Sans hésiter, j’acceptais. Par conséquent, je n’étais plus aussi anxieux, et je pouvais désormais avoir mon argent. Par ailleurs, il m’avait demandé ce que je pensais des qualités de service de la banque. J’ai répondu que c’était évident qu’il manquait de caissière. Avec un petit sourire en coin, il m’avoua que normalement, tous les clients doivent passer à la caisse pour effectuer des dépôts ou des retraits, mais mes gestes d’impatience l’intriguaient. Alors, cette intervention était sûrement, d’après moi, une initiative pour sauver l’image de la banque. En quittant le bureau de l’employé, il m’avait promis que des études seraient alors portées sur ce manque de caissière dans la banque.